poemes d auteurs
Posté le 15.06.2008 par princessemeurtrie
ce poème de Anne-Marie Kegels pour toi
COMME UN AUTRE DOMAINE
J'étais auprès de toi comme un autre domaine.
Nos versants se touchaient - et nous ne savions plu
si des cieux étrangers frôlaient nos bois perdus.
Des miroirs t'appelaient au creux de mes fontaines,
tu cueillais l'eau vivante ou l'éclair bleu d'un geai.
Je bâtissais des feux sous tes branches pressées.
Sur le noeud des aubiers nos doigts se rencontraient
Nous échangions le vent, des ailes par poignées,
et de longues ciguës qui ombrageaient nos coeurs.
Nous étions deux enfants aux confins de la vie,
plus secrets que des faons, avec des yeux vainqueurs,
à jamais possesseurs de terres agrandies
Merci Christian pour ces magnifiques vers qui me confient ton amour .....
Je t'aime .....
Tu me manques .....
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Posté le 13.06.2008 par princessemeurtrie
Tu es née .....
Tu es née sur un ordre de la lumière
qui partage avec toi ses richesses
et ton corps s'éclaire de l'intérieur
comme une moisson ou une rivière
Il ne faut pas que tu aies peur
dans l'immense bague de l'horizon
puisque ton coeur peut battre à l'aise
derrière le seul arbre de mes doigts
L'amour nous donne alors la force
de poursuivre une aventure de soleil
à l'unique lueur de notre sang
entre des murs qu l'on entend respirer
Tu entres dans ma vie avec la certitude
que, menée à deux, elle n'aura pas plus de fin
que le matin de roche du monde,
que la nuit surgissant d'entre les siècles.
Lucien Becker
Merci mon Amour pour ce poème si .......
Je t'aime ......
Posté le 11.06.2008 par princessemeurtrie
VOYEZ COMME IL EST BON COMME IL EST DOUX
(d'après le psaume 133)
Voyez comme il est bon
comme il est doux
d'habiter en frère
tous ensemble
C'est comme une huile de prix
sur la tête
qui descend sur la barbe
sur le col des vêtements
c'est comme une rosée
qui descend des montagnes
Ses yeux restaient devant les miens ils ne voulaient pas s'en aller je leur disais allez-vous en et ils restaient là comme s'ils étaient plantés alors je les ai chassés à coupsde bâton à coups de pieds mais il suffisait de les chasser pour qu'ils reviennent au grand galop pour les voir se replanter devant mes propres yeux devant mon propre nez - Alors j'ai été cherché de l'ail j'ai pelé des oignons et je les ai fait pleurer mais les yeux restaient et ils avaient pris racine ils ne voulaient pas s'en aller - Alors comme je voyais bien que je ne pourrais pas les chasser je les ai laissé entrer chez moi ils ont mangé à ma table mon pain et ont partagé tout ce que j'avais et surtout tout ce que je n'avais pas -
Alors ces yeux là sont devenus les miens et les miens sont devenus ceux là...
Voyez comme il est doux....
JULOS BEAUCARNE
Merci mon coeur d'être près de moi .....
Merci d'exister .....
Je t'embrasse .....
Posté le 06.06.2008 par princessemeurtrie
Je vis pour adorer
un ou deux mots
imprononcés
imprononçables :
ceux qu’on devine
une heure avant le jour
dans l’œil de l’antilope
qui lentement s’étire
entre deux arbres somnolents
Alain Bosquet, Poèmes
Posté le 04.06.2008 par princessemeurtrie
Au jardin de mon automne
Le printemps frappe à la porte
Quand l'amour surgit
On a toujours vingt ans .....
Comme une adolescente
Ma vie refleurit
Mon coeur s'envole
Pour des mots, des désirs ....
Ta solitude disparue
Me rend l'espoir
De voir ce soleil briller
Sur l'automne de nos vies ....
Quand on aime
On a toujours vingt ans
Nos coeurs s'unissent
Dans un long poème ininterrompu ....
guevaretta
Un renoueau tu m'offres et j'y plonge avec délice .....
Posté le 04.06.2008 par princessemeurtrie
L´ATTENTE
Le printemps est de retour
et le fleuve prêt à déborder.
Les arbres sont aux écoutes,
et les abeilles se réjouissent
que les coupes des fleurs soient alourdies de miel.
Mon amour a lancé son message à travers le ciel,
par le vent et le soleil.
O hâte-toi vers moi, mon amour !
Mon coeur chante dans la joie de l´attente
et j´aspire au moment où tu écarteras le voile,
où tu me montreras ta face découverte !
VIDYÂPATI THAKKUR
(Inde, Bengali, Maithîlî, fin du XVème siècle)
(dans Trésor de la poésie universelle, Gallimard)
Merci Christian pour ce superbe poème .....
Mes pensées volent vers toi ....
Posté le 03.06.2008 par princessemeurtrie
Un petit bonhomme était curieux :
Il voulait voir les étoiles.
Il se levait la nuit
et les étoiles
le regardaient.
Tania, 6 ans ½
dans « poèmes d´enfants de l´Ecole Freinet »
Merci pour ce poème très frais ....
La vérité naturelle des enfants .....
Des leçons à méditer .....
Tendrement ....
Posté le 02.06.2008 par princessemeurtrie
Je sens à nouveau le vent du désert
J´ai ouvert les yeux dans la nuit et je ne vois rien
Qui trace des sentiers dans mon coeur
Le monde de la nuit est fait de feuilles qui bougent
et de respirations lointaines.
Je suis aveugle guidé par ton chant de fée
et je suis déjà moins seul
Tu m´appelle par mon nom que tu as appris en dormant
et je ne peux plus dormir pour répéter le tien
On nous a volé notre royaume
et placé de chaque coté du miroir
quand je me regarde je suis transporté dans l´abîme
En te baisant les joues et les lèvres j´ai noué un bâillon
sur les gestes de notre amour
Tu es rentrée en moi et je ne peux pas pleurer
Christian
Merci Christian de tous ces magnifiques poèmes que tu écris pour moi ....
Tu es ici chez toi, tu m'as redonné le sourire et l'espoir ....
Tu occupes mes pensées et j'en suis ravie, mon coeur ....
Je t'embrasse ....
Posté le 02.06.2008 par princessemeurtrie
Je vous rêve de loin, et, de près, c´est pareil,
Mais toujours vous restez précise, sans réplique,
Sous mes tranquilles yeux vous devenez musique,
Comme par le regard, je vous vois par l´oreille.
Vous savez être en moi comme devant mes yeux,
Tant vous avez le coeur offert, mélodieux,
Et je vous entends battre à mes tempes secrètes
Lorsque vous vous coulez en moi pour disparaître.
Jules Supervielle
Merci Christian .....
Posté le 28.05.2008 par princessemeurtrie
Nous vivons dans une cellule antique
A l’orée des crues,
Au printemps la joue bouillonne.
Et le fleuve chante.
Mais, présage de la joie.
Au printemps d’orages,
Par la porte de la cellule
L’azur clair se glisse
Et pleins de frisson sacré
Des années d’attente,
Nous irons par les routes en débâcle,
Vers l’indicible lumière.
18 février 1902
Alexandre Blok, Vers de la Belle Dame